Publié par : Khun Didi | 18 janvier 2012

Bienvenue à «Farang city» !

Il n’existe pas de ville en Thaïlande qui n’ait son quartier chinois, même s’ils n’ont tous ni la taille ni le foisonnement du « Chinatown » de Bangkok. Mais il y a aussi d’autres endroits typiques. Moins spectaculaire mais tout aussi intéressant est le quartier des farangs. Sa spécificité réside dans une grande concentration d’étrangers. Je ne parle pas d’endroits comme Pattaya ou Pat Pong qui attirent une certaine catégorie de « touristes » pour les raisons que l’on sait mais plutôt de quartiers comme Khao San et Sukhumvit/Silom à Bangkok ou la vieille ville à Chiang Maï.

Avec l’aimbale autorisation de Charlie @  http://globe-jotters.blogspot.com

A Chiang Maï, depuis Thaepae Gate et Moon Mueang, tous les petits soï qui se faufilent dans la vieille ville sont truffés de « guest houses » aux tarifs modérés qui attirent des cohortes de farangs. Dès lors, c’est tout le secteur qui s’est occidentalisé. Au point que certains l’ont baptisé « Farang city ». Les échoppes y sont destinées, non plus aux thaïlandais, mais aux farangs, tels les locations de vélos et motos, laveries, boutiques de livres d’occasion, agences de voyages et cafés internet. Même les bars et restaurants sont différents. Burgers, pizzerias et cafés spécialisés dans les petits déjeuners à l’occidentale ont envahi l’espace. Ici et là subsistent quand même quelques restaurants thaï, aux saveurs un tantinet édulcorées pour convenir aux palais étrangers.

Mac Do version thaï

On y croise toutes sortes de farangs mais essentiellement des touristes, bien sûr.  C’est amusant d’observer les différents profils. Ce sont surtout des jeunes, budget oblige ! Les plus âgés logent dans des hôtels un peu plus huppés à l’écart de « Farang city ». Le couple typique, de jeunes étudiants, propres sur eux, en route pour visiter les temples, elle feuilletant soit le « Routard » soit le « Lonely Planet », lui occupé à déchiffrer le plan de la ville. Ils vont là où les guides leur enjoignent d’aller. Comme le disait à sa façon Frédéric Dard : « Les touristes, leur manière de tout vérifier par rapport aux guides qu’ils trimbalent. Ils n’admirent pas, ils confrontent. » Autre couple, deux jeunes femmes, birkenstock aux pieds, short et marcel, le sac à dos bien arrimé, prêtes à affronter un trek dans les montagnes voisines. Pas franchement féminines mais elles ne sont pas là pour se faire draguer !

 

Avec l’aimable autorisation de Stick à www.stickmanweekly.com

A ce propos, il y a peu de touristes sexuels à Chiang Maï. En plus des nombreux et très beaux temples, les farangs viennent pour la nature, les fermes d’éléphants, les cours de cuisine et l’artisanat qui représente 80% de la production du pays. On note quand même une rue un peu chaude, Loi Kroh, à la périphérie de « Farang city ». Peuplée de bars qui s’ouvrent sur la rue, elle commence à s’animer à la tombée de la nuit et est fréquentée essentiellement par des farangs, habitant pour la plupart à l’année et reconnaissables à leurs abdominaux estampillés « Singha » ou « Chang », les bières locales. On est loin de Pattaya, ici l’ambiance y est plutôt bon enfant, les filles vous lançant des « handsome, handsome » à votre passage, espérant ainsi vous attirer à l’intérieur pour boire quelques verres.

Ambiance au Sunday market

 Le soir, les hôtes de « Farang city » poussent un peu plus loin jusqu’au « Night Bazar » qu’ils sont les seuls à arpenter. Et pour cause, on n’y trouve que de vulgaires contrefaçons ou des articles sans intérêt. A éviter, donc ! En revanche, le dimanche soir, le « night market » qui s’installe en plein cœur de « Farang city » est beaucoup plus coloré et diversifié, bien plus intéressant aussi. La preuve, les thaïlandais le fréquentent volontiers !

 

A Thanin market

Pour ceux qui souhaiteraient changer d’air et sortir de « Farang city », un « red car », taxi collectif local, les conduira en dix minutes au « Thanin market », au nord de la ville. C’est un de mes endroits préférés. Un monde en soi, avec son marché couvert où tous les sens sont stimulés, entouré de nombreuses petites boutiques dédiées aux étudiants de l’université voisine. L’atmosphère y est particulière, bariolée et animée, tout en étant insouciante. En son centre, on y goûte de l’authentique cuisine thaïlandaise et particulièrement le meilleur « Pad thaï » de Chiang Maï, à un prix dérisoire. Cet endroit n’est mentionné dans aucun guide. Autant dire que les farangs y sont rares!

 Khun Didi

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Responses

  1. J’y suis passé ,plusieurs fois , il y a quelques annees, alors en plus si desormais ,c’est « farang City », rien que le nom, je fuis…Mais je ne suis pas une référence en la matière…
    l’Ours des rizières!
    Mais comme on dit, il en faut pour tout le monde…
    meilleurs vœux a toi et ton blog.
    Jeff des rizières.

    • Ah,ah! Mais non, t’es pas un ours, Jeff! Et puis il me semble que dans les rizières on rencontre plutôt des buffles. Cela dit, il reste fort heureusement des endroits à Chiang Maï qui ne sont pas encore squattés par les farangs. Bon vent à toi!

      • Il est toujours de bon ton d’exagérer…Heureusement que Chiang mai reste, dans la grande majorité de son territoire,authentique! Des annees que je n’y ai pas mis les pieds!
        le buffle (apprivoisé) des rizières!

      • Bon, en ce moment, c’est l’hiver. Il fait parfois 15 degrés. Ils portent tous une doudoune. 🙂 Température idéale pour nous. C’est maintenant qu’il faut venir!


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